Tikal, Guatemala : à la rencontre du Monde Perdu

Tikal, Guatemala : à la rencontre du Monde Perdu

Dans le Nord du Guatemala, au cœur de la réserve naturelle protégée de Petén, sont enfouis les vestiges de l’une des plus grandes cités précolombiennes jamais construites : Tikal. Dans une ambiance surnaturelle et mystique, la visite de Tikal vous fait pénétrer dans l’intimité d’une jungle foisonnante, où le cri des bêtes sauvages fait écho aux secrets et aux légendes que renferme le lieu. Suivez le guide dans cette expédition aux confins des temples mayas.

Découvrir Tikal dans la peau d’un explorateur

Dès votre arrivée devant l’entrée officielle du parc où vous rejoignez votre guide, 10 kilomètres de piste vous sépare du centre d’accueil des visiteurs et du musée Sylvanus G. Morley, où se trouve le parking. 

Au total, 575 km2 forment la superficie de cette vaste réserve naturelle. Une cité entière ensevelie par la végétation, dont seulement une partie a été exhumée. 

Une visite guidée de Tikal est indispensable pour bien comprendre la portée historique des temples et imaginer ce qu’était la vie dans ces lieux sacrés. Les explications du guide mettront en lumière de nombreux aspects du site, rendant la découverte des lieux riche et fascinante. 

Une expédition à travers la jungle 

La visite du site de Tikal débute par une petite marche dans une jungle dégagée, bordée par un dédale de passages et de sentiers étroits. Là, enjambant les grosses racines entrelacées des arbres centenaires, on prend soudain conscience de l’immensité de ce labyrinthe tropical. À de nombreux endroits, il n’est pas rare de s’y croire en tête-à-tête avec la forêt. 

Les odeurs et les bruits de la jungle s’entremêlent au fil de votre progression. À chaque pas, on s’y sent de plus en plus petit, comme écrasé par la toute-puissance de la nature. 

La moiteur de l’air dessine de minuscules gouttes sur notre peau, et, très vite, on fait connaissance avec les premières créatures qui hantent les lieux : les moustiques. Dans l’atmosphère chaude et humide de la jungle, ils sont ici chez eux, tout autant que les tarentules et une centaine d’autres espèces animales.   

La faune et la flore de Tikal

Le parc de Tikal est la demeure d’une biodiversité extraordinaire, où la faune et la flore évoluent en toute quiétude, sans se préoccuper des intrus qui l’envahissent quotidiennement. 

Visitez Tikal dès les premières heures de la matinée pour assister à l’incroyable spectacle de l’éveil des animaux. Le site, souvent envahi par la brume à ce moment de la journée, se pare d’un habit mystique. La lumière tamisée du jour transperce avec douceur l’épais rideau formé par les arbres.

Ouvrez l’œil, car vous croiserez peut-être des coatis, cet animal aux airs de raton-laveur qui se faufile entre la végétation, son museau allongé fourrageant dans les feuillages. Entre les branches, les singes-araignées se suspendent du bout de leurs longs bras, agiles et curieux. Ondulant sur le sol avec grâce, des serpents guettent leurs futures proies, tandis que des toucans multicolores et une multitude d’autres espèces d’oiseaux exotiques vous observent depuis le ciel. Il est dit que certains félins, dont le jaguar et le puma, peuplent aussi le parc national.

Si on ne voit pas toujours les animaux, on les entend. Leurs hurlements, leurs chants et leur va-et-vient résonnent dans le silence profond de la jungle, jouant les notes d’une musique de fond singulière.  

Durant votre balade, observez également le tronc des arbres qui vous entourent. Peut-être remarquerez-vous que certains d’entre eux comportent de petites entailles, comme des marques de lacération : ce sont les sapotilliers, des arbres fruitiers originaires d’Amérique centrale. Les petites griffes qui parsèment leurs écorces ont été faites lors de la récolte de leurs sèves, afin de confectionner des chiklés, une sorte de chewing-gum. Depuis la protection du site, la récolte n’est plus permise, mais les cicatrices sont toujours là.

Visiter Tikal et ses temples disparus

Au bout d’une vingtaine de minutes de marche, d’immenses monticules de pierre jaillissent sous vos yeux, comme avalés par le sol puis recrachés partiellement. Ici, les temples mènent depuis longtemps un combat perdu d’avance contre une nature impitoyable. Siècle après siècle, la forêt a englouti les monuments avec un appétit insatiable et rechigne dorénavant à les rendre.

Viennent ensuite de vastes clairières entourées par des arbres hauts de 20 à 30 mètres, se dressent les vestiges de temples grignotés par l’érosion. Leurs marches imposantes sont recouverts d’un épais manteau vert, où l’herbe domine la pierre. 

Enfin, vous arrivez à la Grande Place. 

Ancien tombeau dédié à l’empereur maya Ah Cacao et figure emblématique de Tikal, le Temple I, ou Temple du Grand Jaguar, vous accueille sur les lieux. S’il n’est pas le plus haut du site, sa stature pyramidale imposante, typique de l’architecture maya, dégage un sentiment de grandeur saisissant.

En face, s’élève le Temple II, ou Temple des Masques, bâti en hommage à la femme de l’empereur. Un escalier en bois permet d’y monter et de contempler une vue théâtrale sur la Grande Place et le Temple I, bordé par les deux Acropolis de chaque côté.

Prenez le temps de flâner au milieu des ruines de palais, d’autels et de sépultures, et essayez d’imaginer cette impressionnante métropole au temps de sa gloire, dont on estime qu’elle était peuplée par plus de 400 000 âmes. Entouré par ces géants de pierre, derniers témoins du déclin tragique de l’une des plus anciennes civilisations du monde, il est difficile de ne pas se laisser gagner par l’émotion. 

Après la Grande Place, quelques centaines de mètres vous séparent du socle du Temple IV, le temple du Serpent à Deux Têtes. S’élevant à 65 mètres du sol, c’est à son sommet que la magie opère : le panorama surnaturel qu’il offre sur la canopée émeraude sera le point culminant de votre visite de Tikal

De la cime des arbres, masse verte et compacte s’étendant sur des kilomètres, dépasse le sommet des deux autres temples les plus hauts du parc. Comme tant d’autres avant vous, asseyez-vous sur les vieilles pierres et abandonnez-vous dans la beauté de ce spectacle unique au monde. 

L’aura de surréalisme qui émane de cet endroit a d’ailleurs inspiré le cinéaste George Lucas lors du tournage de Star Wars : c’est cette même vue que l’on entrevoit furtivement dans une scène de l’épisode IV de la saga, illustrant la base rebelle de Yavin

Continuez ensuite votre exploration parmi les autres édifices avant de regagner lentement l’entrée du parc. En chemin, perdez-vous encore un peu et savourez vos dernières heures dans ce cadre envoûtant. 

L’histoire de Tikal, la cité oubliée 

Les 2000 ans d’histoire de Tikal, le lieu des échos en langue maya, en font un lieu à part et méritent que l’on revienne brièvement sur ses grandes lignes. 

Si les historiens estiment que la cité précolombienne a été bâtie au IVe avant J-C, la période d’apogée de Tikal commence de l’an 200 jusqu’à l’an 900 après J-C, durant plus de 700 ans. Au Xe siècle, elle est désertée et tombe dans l’oubli, bien que les communautés indigènes ont toujours gardé en mémoire la belle cité maya. Ce n’est que bien des siècles plus tard, en 1848, que le site de Tikal est officiellement redécouvert.

En ce temps-là, Tikal n’est alors accessible qu’après une longue expédition à dos d’âne à travers la jungle. En 1951, une piste d’atterrissage est construite ainsi qu’un certain nombre d’infrastructures, permettant aujourd’hui un accès facile. 

De 1956 à 1970, l’Université de Pennsylvanie lance le projet Tikal : un important programme de fouilles archéologiques, dans le but d’inventorier et cartographier une grande partie du site et restaurer de nombreuses structures. En tout, le projet permit de répertorier plus de 200 monuments, avant d’être stoppé par le gouvernement guatémaltèque en 1979. Ce dernier mit alors en place un nouveau projet de fouilles, qui continua jusqu’en 1984. 

Malheureusement, le manque de budget et la délicatesse du travail de restauration ne permirent de rénover qu’un tiers des 200 monuments répertoriés. En effet, la composition en roche calcaire des pyramides les rendent particulièrement vulnérables aux ravages du temps et des pluies acides. Au fil des siècles, nombreuses sont celles ayant perdu leurs captivantes gravures à cause de l’érosion de la pierre. 

En 1979, Tikal a été inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco, comme bien naturel et culturel. 

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